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La part cachée de la lumière du soleil : pourquoi le proche infrarouge est important

  • Writer: Good Light Group
    Good Light Group
  • 3 days ago
  • 3 min read

Un blog de Dr Aida Farshadi


Depuis des millions d’années, les êtres humains vivent sous le spectre complet de la lumière solaire. Notre physiologie a évolué non seulement en interaction avec la lumière visible, mais aussi avec le proche infrarouge (NIR), une longueur d’onde invisible qui représente près de la moitié de l’énergie solaire atteignant la Terre.



Photo by Todd Rhines on Unsplash


Qu’est-ce que le proche infrarouge — et pourquoi nous en manquons ?

Le proche infrarouge se situe juste au-delà de l’extrémité rouge du spectre visible, dans une gamme de longueurs d’onde comprise entre 700 et 1100 nm. Contrairement aux longueurs d’onde plus courtes qui s’arrêtent à la surface de la peau, le NIR pénètre de plusieurs centimètres dans le corps, atteignant les muscles, les vaisseaux sanguins et les mitochondries au sein de ces tissus plus profonds. On peut considérer les mitochondries comme de petites batteries à l’intérieur de nos cellules. Les recherches montrent que la lumière NIR aide à « recharger » ces batteries, en augmentant l’énergie cellulaire tout en améliorant la circulation sanguine.


Il ne s’agit pas d’effets exotiques observés uniquement en laboratoire ; cela semble plutôt faire partie de la manière dont notre organisme a évolué pour interagir avec la lumière solaire.


Le défi est le suivant : la vie moderne a pratiquement supprimé le NIR de notre exposition quotidienne à la lumière. À l’extérieur, la lumière solaire délivre une irradiance substantielle en NIR sur notre peau, de l’ordre de dizaines à centaines de milliwatts par centimètre carré. À l’intérieur, en revanche, le verre architectural bloque la majeure partie du NIR solaire. Certes, les ampoules à incandescence et les bougies émettent un peu d’infrarouge, mais leur intensité est inférieure d’un à deux ordres de grandeur à celle de la lumière naturelle.


Or, cela est important car les effets du NIR sont dépendants de la dose. En dessous d’un certain seuil, il n’y a pas de réponse biologique significative — seulement une exposition de fond négligeable. Le simple fait qu’une source lumineuse contienne « un peu » d’infrarouge ne suffit pas ; l’irradiance doit se rapprocher des niveaux fournis par le soleil. La plupart des environnements intérieurs en sont très loin.


Ce manque de NIR pourrait contribuer à certaines plaintes courantes liées à la vie moderne en intérieur : fatigue, sommeil de mauvaise qualité, baisse de vigilance et récupération plus lente. Bien que les liens de causalité définitifs soient encore à l’étude, les données émergentes suggèrent que le NIR n’est pas un luxe ; il s’apparente davantage à un nutriment environnemental que nous avons, sans le savoir, retiré de notre quotidien.


Que pouvons-nous faire ?

La solution la plus simple reste de passer plus de temps à l’extérieur. Même par temps couvert, la lumière naturelle du jour fournit bien plus de NIR que n’importe quel environnement intérieur.


Pour ceux d’entre nous qui passent la majeure partie de leur temps à l’intérieur, l’avenir pourrait inclure des dispositifs d’éclairage NIR spécialement conçus : des sources calibrées destinées à restaurer cette partie manquante du spectre solaire. Non pas pour remplacer la lumière du soleil, mais pour réintroduire ce que l’architecture moderne a filtré.


Il reste encore beaucoup à explorer. Nous savons que la lumière bleue synchronise notre système circadien, mais dans la nature, nous ne recevons jamais la lumière bleue de manière isolée ; elle est toujours accompagnée du spectre complet, y compris le NIR. Comprendre comment ces longueurs d’onde interagissent pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la recherche sur la lumière et la santé.


Une bonne lumière ne se résume pas à la luminosité ou à la couleur. Elle concerne le spectre complet — y compris la partie que nous ne pouvons pas voir.


References:

  1. Hamblin MR. Mechanisms and applications of the anti-inflammatory effects of photobiomodulation. AIMS Biophysics. 2017;4:337–361.

  2. Avci P, Gupta A, Sadasivam M, et al. Low-level laser (light) therapy (LLLT) in skin: stimulating, healing, restoring. Seminars in Cutaneous Medicine and Surgery. 2013;32:41–52.

  3. Jeffrey G, et al. LED lighting undermines human visual performance unless supplemented by wider spectra like daylight. Nature Scientific Reports. 2026; 16:3061.

 
 
 
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