top of page

Bâtonnets, cônes et sphères : les trois façons dont vos yeux détectent la lumière

La plupart des gens pensent que nos yeux n’ont qu’une seule fonction : nous permettre de voir. En réalité, ils jouent un autre rôle tout aussi important. En plus de créer notre vision, ils mesurent en permanence la lumière qui nous entoure afin de contribuer à la régulation de notre horloge biologique, de nos hormones, de notre vigilance, de notre humeur et de notre sommeil.


Pour cela, la rétine contient trois différents types de cellules sensibles à la lumière. Deux sont responsables de la vision : les bâtonnets et les cônes. Le troisième type, connu scientifiquement sous le nom de cellules ganglionnaires rétiniennes intrinsèquement photosensibles (ipRGC), mais que nous appellerons simplement sphères, ne contribue pas directement à la vision. Il aide plutôt notre corps à comprendre quand il fait jour et quand il fait nuit.


Bâtonnets : voir dans l’obscurité

Les bâtonnets sont les récepteurs de lumière les plus sensibles de l’œil. Ils nous permettent de voir lorsque les niveaux de lumière sont très faibles, par exemple au crépuscule, au clair de lune ou dans une pièce faiblement éclairée.

Les bâtonnets sont particulièrement efficaces pour détecter la luminosité et les mouvements, mais ils ne permettent pas de distinguer les couleurs. C’est pourquoi le monde nous apparaît presque en noir et blanc la nuit.

Chaque œil possède environ 120 millions de bâtonnets, ce qui en fait les cellules sensibles à la lumière les plus nombreuses de la rétine. Leur rôle est simple : vous aider à voir lorsqu’il y a peu de lumière.


Cônes : voir les couleurs et les détails

Les cônes prennent le relais lorsqu’il y a suffisamment de lumière. Ils nous permettent de percevoir les couleurs, de lire du texte, de reconnaître les visages et de distinguer les détails les plus fins.

L’être humain possède trois types de cônes, chacun étant particulièrement sensible à différentes parties du spectre visible :

  • Les cônes S sont les plus sensibles aux longueurs d’onde courtes (bleues).

  • Les cônes M réagissent principalement aux longueurs d’onde moyennes (vertes).

  • Les cônes L réagissent principalement aux longueurs d’onde longues (rouges).


Notre cerveau combine les informations provenant de ces trois types de cônes pour créer la riche perception des couleurs que nous expérimentons chaque jour.

Chaque œil compte environ 6 millions de cônes, principalement concentrés au centre de la rétine, là où l’acuité visuelle est la plus élevée.


Sphères : les capteurs de lumière de votre corps

Et puis, il y a les sphères. Contrairement aux bâtonnets et aux cônes, elles ne vous aident pas à reconnaître les visages, à lire des livres ou à distinguer les couleurs. Elles mesurent plutôt l’environnement lumineux global et transmettent ces informations directement à l’horloge biologique principale du cerveau, située dans le noyau suprachiasmatique (NSC).


Vous pouvez les considérer comme le luxmètre intégré de votre corps.

Leur rôle principal est d’indiquer à votre corps :

  • Est-ce le matin ou le soir ?

  • Y a-t-il suffisamment de lumière pour que ce soit le jour ?

  • Devez-vous rester éveillé et vigilant ?

  • Est-il temps de vous préparer à dormir ?


Plutôt que de contribuer à la vision, les sphères aident à synchroniser les rythmes quotidiens de votre corps avec le monde extérieur. Un rythme circadien bien synchronisé vous aide à mieux dormir la nuit, à avoir plus d’énergie pendant la journée et à améliorer votre humeur.


C’est pourquoi il est si important de passer du temps à l’extérieur pendant la journée, afin que vos sphères puissent remplir leur rôle.

Commentaires


bottom of page